Co-organisé par
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Université de Rennes 2 (PREFics - EA3207/UMR 8143)
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Université de Cambridge
Lieu
Université de Rennes 2
Date
28 mars 2008 (salle B332)
Peut-on parler aujourd'hui d'une langue normande ? Doit-on envisager davantage la pluralité des pratiques et partant des identités ? Est-ce concevable de proposer à la lecture sociale un discours savant montrant la proximité typologique du normand, des normands, avec la langue française, les langues françaises, sans perdre une crédibilité déjà fragile ? Comment peut-on penser à la fois la diversité du normand et son unité dans un contexte socio-politique où le rapport aux langues est sans cesse rapproché d'un déni de nationalité ou de citoyenneté ? ainsi est-ce qu'il est raisonnable scientifiquement mais surtout socialement acceptable de faire valoir l'existence de compétences linguistiques et langagières que des locuteurs auto-déclarés (et non plus désignés comme jadis) revendiquent ?
Toutes ces questions risquent de demeurer en suspens au terme de cette journée consacrée à la langue normande. Il n'en demeure pas moins que, même si, à l'instar d'autres langues collatérales, leur statut et légitimité sociales et politiques ne sont plus à mesurer à l'aune des situations sociolinguistiques des débuts de la dialectologie.
Les populations changent, se déplacent, le lien social n'est plus celui des sociétés rurales, les villes deviennent des lieux de diffusion des langues minoritaires, les configurations réputées diglossiques se reconfigurent...
Cette journée tente ainsi de faire se rencontrer non seulement des chercheurs travaillant sur cette langue mais encore des acteurs de terrain, dans la mesure où, chacun à leur façon, ils contribuent au dynamisme de ce qui peu ou prou est nommé une langue : le normand.