Plurial: collection d'études sur les littératures francophones publiée aux Presses Universitaires de Rennes, centrée sur la pluralité de ces espaces et expressions

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Plurial n°1 : la femme dans la société francophone traditionnelle

Sommaire

  • Christiane ACHOUR, Dalila MORSLY - Entre un enracinement et un devenir. Le discours algérien sur la femme et la famille
  • Bernard HUE - Regards de la femme maghrébine sur la femme occidentale
  • Albert BENSOUSSAN - L'image de la femme judéo-maghrébine à travers l'oeuvre d'Elissa Raïs, Blanche Bendahan, Irma Ychou
  • Abdallah BOUNFOUR - L'image de la femme dans la jeune littérature de langue arabe
  • Marc GONTARD - La femme et ses représentations dans la littérature masculine de langue française au Maghreb : exclusion et contre-pouvoir
  • Isabelle BROUARD - Un exemple de l'état dégradé du personnage de la femme dans la littérature orale d'Afrique Noire
  • Jacques BRENGUES - La femme dans la tradition Ouolof au Sénégal
  • Mariane GUERIN - Permanences et mutations littéraires de la femme créole
  • Andrée STEPHAN - La condition féminine dans "Pieds nus de l'aube" de Félix Leclerc et "Rue Deschambault" de Gabrielle Roy
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Plurial n°2 : guerres de femmes

Sommaire

  • M-D. LE RUMEUR - La littérature haïtienne et la femme
  • M.GENUIST et A.STEPHAN - La littérature féministe au Québec
  • J-R. TUTUUEHITU - La Polynésienne et son émancipation
  • A.BENZAKOUR-CHAMI - L'émancipation de la femme marocaine : une expérience littéraire mystifiante
  • E.ACCAD - Guerre et sexualité : vision féministe d'une Libanaise
  • A.BENSOUSSAN - Condition féminine et histoire : Myriam Ben dans la tourmente algérienne
  • A.STEPHAN - La femme et la guerre dans "Bonheur d'occasion" de Gabrielle Roy
  • C.GUIZZARDI - Les femmes-lionnes dans la littérature malienne. L'exemple de I.S.Traoré : "Les Ruchers de la capitale"
  • R.AOUGBI - Révolution algérienne et situation féminine
  • B.HUE - Libération, aliénation : Assia Djebar, le point de vue d'une historienne
  • C.ACHOUR - Algériennes dans la lutte : images de femmes dans les écrits féminins
  • M.GONTARD - Marocaines de l'extérieur et de l'intérieur : Leïla Houari, Noufissa Sbaï
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Plurial n°3 : Indochine, reflets littéraires

Sommaire



  • B.HUE - Avant-propos (Lire l'avant propos)
  • Chronologie
  • B.HUE - Introduction : La noce indochinoise


I.Découverte



Découverte rêvée
  • T. VUONG-RIDDICK - La découverte de l'Indochine et des Indochinois


Découverte occultée
  • N. HUY-BAO - Un poète chrétien vietnamien de langue française, Do Dinh Thach alias Pierre Dodinh


II. Aventure



La quête de la royauté
  • G.SOUBIGOU - Le regard littéraire sur les aventuriers-rois en Indochine, de Malraux à Schoendoerffer


La quête amoureuse
  • N.XUAN TUE - La congaï et le mythe de l'Orientale


L'anti-aventure exotique
  • F.DUGAST-PORTES - L'Indochine de Marguerite Duras


III.Débat



La pseudo-civilisation
  • G.SIARY - Immoralités comparées : la position de l'Indochine dans Les Civilisés et La Bataille de Claude Farrère


L'Occident civilisateur
  • B.HUE - Haut fonctionnaire de la IIIème République et poète catholique : Claudel en Indochine


Enquête occidentale
  • H.COPIN - L'Empire lézardé : les crises des années trente en Indochine et leur reflet dans la littérature d'enquête et de protestationB.HUE - Conclusion : De la colonie à la francophonie
Avant-propos


"Trop nombreux demeurent les étrangers et même les Français de France, qui ignorent à peu près tout de l'oeuvre accomplie par la France en terre indochinoise dans le court espace de trois générations. Cette oeuvre a donné lieu pourtant à une abondante littérature"(1) . Ainsi s'exprimait Georges Taboulet, en 1956, dans la conclusion de La Geste française en Indochine, ouvrage reconstituant, par les textes, l'histoire de la France en Indochine, des origines à 1914. L'ignorance, en 1990, est-elle moins grande, alors que la littérature, abondante au temps de la colonisation, n'a cessé de se développer depuis l'accession des pays de l'Union Indochinoise à l'indépendance ? Connaissons-nous l'Indochine ? serait-on tenté de se demander, à la manière d'Etiemble constatant, il y a un quart de siècle, que la méconnaissance de l'Empire du Milieu demeurait si paradoxalement profonde que le titre de son livre, en forme de question, devait être perçu comme une anti-phrase lourde d'ironie.

Ignorée, ou simplement mal connue, l'Indochine est pourtant très présente dans l'imaginaire français qui, dès l'aube de la colonisation et jusqu'à nos jours, trouve dans la littérature un exutoire idéal, l'espace culturel privilégié, propre aux représentations les plus diverses, allant du constat historique, neutre, impersonnel, à la peinture exotique, libre, voire fantaisiste, amusée, plus ou moins ludique. Mais toute représentation littéraire ne comporte-t-elle pas à la fois une part de gravité et une part de fantaisie ? Fredonnant la chanson, devenue vite populaire, La Petite Tonkinoise, écrite par Vincent Scotto pour Mayol, en 1908, le célèbre Polin fait autant, dans les années 20, pour la connaissance de la seconde France (2), de la grande péninsule que les Japonais appellent les "Indes Françaises" (3), que le Gouverneur Général Maurice Long dressant, dans son Discours traditionnel, à la fin de chaque année, le bilan de l'action gouvernementale dans la colonisation, occasion d'offrir une image, une certaine image, politique certes, mais littéraire elle aussi et, à ce titre, entachée de cette inévitable force de mensonge, - fût-elle involontaire de la part du locuteur - que recèlent les mots. Car les mots, de l'aveu des écrivains eux-mêmes, embellissent, (le temps des colonies est aussi celui des belles lettres), mentent, (signes, ils ne vont jamais au delà de la traduction : la littérature ne peut être qu'infidèle), séduisent (l'art l'emporte toujours sur le modèle qui le suscite).

C'est le reflet de cette réalité seconde, littéraire, qu'on se propose ici, sans prétention à l'exhaustivité, de dégager de l'énorme masse constituée, au cours d'un siècle environ, par les textes écrits en français en Indochine ou à la suite d'un voyage en Indochine, par des hommes et des femmes de lettres, Indochinois ou Français (de France ou de la colonie). Et ce reflet, recherché à la fin du XXè siècle, près d'un demi-siècle après l'éclatement de l'Union Indochinoise, sera interrogé par des critiques vietnamiens et français, libres de leur regard, dégagés de toute idéologie directrice, de tout a priori qui porterait le reflet en question à un second degré.

Le discours littéraire se suffit à lui-même : discours, il est procès. Un procès auquel ne change rien, après coup, la bonne ou la mauvaise conscience de l'observateur, auquel n'apportent rien les sanglots de l'homme blanc (4), ni la douleur de l'homme de couleur pour qui les lendemains de la décolonisation n'ont pas toujours comblé l'attente. Il appartient aux historiens et aux moralistes de prolonger le procès de l'histoire. Le procès littéraire indochinois, reflet d'un monde et d'une époque, développe un ensemble d'images qui sont d'abord métaphoriques (métaphore de l'Indochine). Si la métaphore sert mieux le mythe que l'histoire, on ne saurait cependant contester la valeur documentaire de l'oeuvre littéraire qui, même mensongère, se nourrit de vérité. Comment ne pas admettre, avec Tzvetan Todorov, que "lorsqu'un auteur se trompe ou ment, son texte n'est pas moins significatif que quand il dit vrai; l'important est que le texte soit recevable par les contemporains, ou qu'il ait été cru tel par son producteur" (5).

Vraie ou fausse, l'image de l'Indochine, reflet d'une époque révolue, se trouve définitivement fixée, enclose dans les mots qui, eux, sont producteurs, en tout temps, d'approximations, de fables et de mythes. Témoignage voulu ou fiction reconnue, chaque oeuvre tend à reproduire ce que son auteur, quelle qu'ait été sa relation avec l'Indochine, terre natale, de passage ou d'adoption, en a saisi, ou plus exactement en a transmué en littérature, celle-ci étant, semblable au roman défini par Stendhal, un miroir promené le long des chemins, et les chemins indochinois, terrestres et maritimes, portent des noms qui ne cesseront de long temps de résonner comme des mots magiques dans l'imaginiare français : Voie royale, Route mandarine, Baie d'Along ...

De tels mots, une telle image, ne constituent pas, à eux seuls, une connaissance. Cependant, que serait la Connaissance de l'Est si soudain elle se trouvait amputée de cette représentation littéraire d'une qualité et d'une variété à la mesure de l'histoire exceptionnelle que fut celle d'un grand pays, naguère appelé Indochine ?

Bernard HUE

(1)Georges Taboulet, La Geste Française en Indochine, Paris, Maisonneuve, 1956, t.II, p. 916.

(2)expression rappelée par Nguyen an Phong dans La Société vietnamienne de 1882 à 1902, Paris, PUF, 1971, p.317. L'auteur y montre le rôle joué par les auteurs français dans la construction de la seconde France en Asie.

(3)les Japonais désignent la colonie française, dans leurs documents officiels, par l'expression Indes Françaises; cf. bulletin de la société Franco-Japonaise de Paris, IX, 1907, p.40, n° 1.

(4)Pascal Bruckner, Le Sanglot de l'homme blanc. Tiers Monde, culpabilité, haine de soi, Paris, Seuil, 1983.

(5)Tzvetan Todorov, La conquête de l'Amérique. La question de l'Autre. Paris, Seuil, 1982, p.60.
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Plurial n°4 : métissage du texte Bretagne-Maghreb-Québec

Bernard Hue (dir.)
1993

Le métissage n'est pas le mélange entropique où s'aliènent toutes les différences mais un dynamisme créateur où la tension entre le Même et l'Autre devient la clé de l'évolution et la condition même du progrès de toute société...dépend plus que jamais de la vitalité des tensions interculturelles qui la constituent.
Plus d'informations: Métissage du texte

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Plurial n°5 : écrire la Bretagne 1960-1995

Sommaire



  • B.HUE - Présentation : Le temps des évidences


I - Ecritures spéculaires



  • M.GONTARD - Pour une littérature bretonne de langue française
  • T.GLON - Ecrivains de la "Recouvrance" (1960-1980)
  • H.CARN - Georges Perros ou l'intégration poétique
  • B.HUE - De Bohême en Rennanie. L'aventure bretonne de Milan Kundera
  • J-Y.RUAUX - Romans policiers en Armorique : structures et représentations
  • F.FAVEREAU - Pierre-Jakez Hélias, maître de l'histoire de vie
  • Y.PELLETIER - Louis Guilloux, de Bretagne et du monde
  • F.MORVAN - 1942 : Armand Robin / Boris Pasternak
  • J-M.MORIO - Visages de Bretagne
  • Entretien avec B.HUE - Albert Bensoussan et la Bretagne


II - Ecritures poétiques



  • H.CARN - L'origine de la pierre
  • MYRDHIN - Fréhel et la mort des fées
  • M.DUGUE - Mer étale
  • F.RANNOU - Pour Armand Robin
  • E.VOLDENG - Extraits de "petite fugue îlienne"
  • G.SOUBIGOU - L'île
  • M.BOUËT- Sous le signe des grands oiseaux de mer
  • D.RIOU - La péninsule du silence
  • P.RANNOU - Un requiem breton
  • J-M. MORIO - Rencontre avec Marcel Proust dans les salons du Faubourg Saint-Germain. Sur une musique de Reynaldo Hann
  • C.HELARD-COSNIER - A cause de Marion ...
  • M.GONTARD - Postface : Ecrire la Bretagne
  • Auteurs : notices biographiques


Presentation :



Le temps des évidences

"Les Bretons francophones appartiennent de plein droit à la littérature française" (1)

En abordant le tournant des années soixante, la Bretagne entre en modernité. Et trente ans plus tard, reprenant le constat de Francis Favereau, on peut dire que la "Bretagne a beaucoup changé, plus encore en termes d'image et donc de regard de soi (et par conséquent d'identité subjective) qu'en termes statistiques (...)" (2). Le renouveau identitaire revalorisant est certain, la littérature en offre la preuve la plus manifeste. "Quelle littérature ?" aurait-on dit naguère. Celle des écrivains bretons qui, forts de leur double appartenance culturelle, à la Bretagne et à la France, mettent l'instrument linguistique qu'est le français au service de leur création spécifique. Car il existe une littérature bretonne francophone : première évidence.

Un auteur breton, écrivant en français, produit une oeuvre qui est à la fois, mais pas au même degré, française et bretonne. la littérature bretonne d'expression française se définit donc comme une littérature métisse : deuxième évidence.

Et nul ne contestera que ce qui fonde au premier chef l'identité d'une oeuvre bretonne, c'est sa bretonnité : troisième évidence.

Mais évidences et vérité n'ont-elles pas le même sort ? "Vérité en deçà des Pyrenées...", à moins que ce ne soit en deçà du Couesnon. Car au-delà, est-il sûr qu'il ne se rencontre pas de bons esprits pour prétendre que le fait de recourir à une même langue occulte toute possibilité de différenciation ? Moyen expéditif de nier les différences, de refuser l'équation "bretonnité = altérité".

Le présent volume n'a pas la prétention d'établir un consensus universel en matière d'évidences concernant la Bretagne. Son ambition, beaucoup plus modeste, a été de réunir, sans a priori, sans préjugés de quelque ordre que ce fût, un certain nombre de regards divers. Des regards plutôt que des images. Des regards-textes : regards de Bretons aussi bien que de non Bretons. Regards portés sur la Bretagne contemporaine et plus particulièrement sur sa littérature. Mais à l'occasion aussi, regards portés sur la littérature consacrée à la Bretagne par des écrivains venus d'ailleurs, de ceux que La Borderie appelait des assimilés, et que Louis Tiercelin préférait appeler des acclimatés.

Alors qu'une image est un arrêt du temps, une saisie instantanée et brutale, le regard demande du temps, de la patience. Il est, le plus souvent, signe de sympathie. Il est approche, réflexion, pénétration, compréhension.

Deux types de textes sont réunis dans une perspective de complémentarité, chacun éclairant l'autre : d'une part, le regard critique de l'observateur face à l'aire culturelle bretonne; d'autre part, le regard-texte, la création, - écriture bretonne ou écrit sur la Bretagne - . "C'est vrai qu'on ne voit bien les choses, qu'on les mesure à l'aune la plus juste, que d'un peu loin", aime à rappeler l'auteur de L'Echelle Séfarade (3) . C'est dire que dans les nombreux regards rassemblés ici, la plupart étant portés de très près, la focalisation dont Albert Bensoussan parle en parfaite connaissance de cause. Mais quel regard, sinon le plus proche et le plus intérieur, serait à même de saisir, dans sa profonde complexité, la plus authentique bretonnité ?

Le dialogue entre critiques et créateurs, entre Bretons et non Bretons, contribuera peut-être - tel est du moins le voeu du CELICIF - à dissiper les incertitudes, vraies ou voulues, dont pourrait encore s'entourer la notion de littérature francophone de Bretagne. Cette littérature, tout en enrichissant le patrimoine français, s'affirme comme une littérature différente, spécifiquement bretonne, mitoyennne, mieux : métisse. "Le génie du peuple breton n'est pas romain". Qui songerait, aujourd'hui, à contredire Louis Guilloux, tantôt lapidaire, tantôt nuancé : "Que les Bretons ne soient pas (...) tout à fait comme les autres, (...) cela est vrai aujourd'hui comme cela l' a toujours été " ? (4)

Bernard HUE (1) Jean Markale, "Littérature de Bretagne", in Europe, mai 1981, p.22

(2) Francis Favereau, Bretagne contemporaine, Langue, Culture, Identité, Skol Vreizh, Morlaix, 1993, p.71

(3) Albert Bensoussan, L' Echelle Séfarade, L'Harmattan, 1994, p.13

(4) Louis Guilloux, Préface à Souvenirs de Bretagne. Photographies de Charles Lhermitte, 1911-1913, Chêne, 1984, p.9Postface : Ecrire la Bretagne Postface

Ecrire la Bretagne

Tout travail collectif est une aventure. Et cet ensemble n'échappe pas à la règle. On croit écrire et faire écrire sur la Bretagne - sur une Bretagne que l'on porte en soi - et elle vous échappe. Elle se révèle autre qu'on l'a pensée. Autre qu'on l'a rêvée. A la fois plus diverse et moins saisissable.

La rencontre avec des textes issus de regards différents, qui se croisent sur ce qui devient dès lors un lieu imaginaire, a quelque chose de singulièrement "dépaysant". On croyait la tenir, cette terre secrète, patiemment édifiée en soi-même, à coups de récits mémoriaux, de contes et de légendes, de chansons héroïques, de cartes postales, de luttes aussi. A travers une langue pour beaucoup devenue opaque et pourtant familière. Maternelle et étrangère. On la croyait ici. Mais c'est d'ailleurs qu'elle fait signe.

Et c'est bien qu'il en soit ainsi. Que la Bretagne qui apparaît dans ces pages soit à la fois multiple et sans visage. Comme ceux qui ont contribué à cet ouvrage : poètes, romanciers, essayistes, connus ou inconnus - journalistes, enseignants, chercheurs, éditeurs - nomades ou sédentaires, enracinés ou "acclimatés", rêveurs d'identité ou baragouineurs, ouverts à l'aventure du métissage.

Qu'on ne cherche donc pas, dans ces pages, l'expression nostalgique d'un passé - à jamais révolu - pas plus que la croyance en un quelconque héroïsme archaïque et tribal. Notre passé a fini de nous obséder et nous nous retrouvons devant un avenir muet, sans druides ni prophètes, ni meilleurs ni pires que les autres.

Pas d'images folkloriques non plus, ou d'élégies complaisantes avec granit et ajonc. Nous ne dormons plus dans les lits-clos et le jean a, comme partout ailleurs, remplacé la coiffe et les velours brodés.

Au contraire : l'humour, une forme d'auto-dérision, d'auto-provocation, travaillent certaines écritures, déplaçant la question de Morvan Lebesque : "Comment peut-on être breton ?" - En commençant par nous démythifier nous-mêmes.

Reste un esprit de résistance, un refus d'être conformé, une manière d'être péninsulaire, qui traversent les meilleures de ces pages. Et si l'on objecte que bien des noms et non des moindres, manquent ici à l'appel, c'est que notre projet s'apparente davantage à une prise de parole avec ses lacunes et ses parti-pris, qu'à une anthologie exhaustive et comme toujours commémorative.

Marc GONTARD

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Plurial n°6 : regards sur la francophonie

Marc Gontard et Maryse Bray (dir.)
1997

La francophonie se définit comme une communauté de langue fondée sur la diversité de pratiques culturelles. Mais que désigne – ou dissimule – vraiment ce terme ? Est-ce aussi un groupement d'intérêt économique ou .
un réseau de clientélisme ? Le présent ouvrage tente de répondre à ces..
plus d'informations: Regards sur la francophonie


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Plurial n°7 : Canada et bilinguisme


Marta Dvorak (dir.)
1997

Dans une Europe qui cherche à se construire, le Canada mérite de retenir notre attention, car il constitue un laboratoire planétaire du multilinguisme et du multiculturalisme. Le pays étant le lieu de confrontation non seulement entre français et anglais, mais aussi entre français standard et français...

Plus d'informations: Canada et bilinguisme

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Plurial n°8 : Bretagne, l'Autre et l'Ailleurs

Marc Gontard (dir.)
1999

Depuis l'époque romantique, date de l'éveil d'une conscience identitaire, les écrivains de Bretagne ont beaucoup écrit sur leur pays. Mais les écrivains bretons ont aussi été de grands voyageurs. À une littérature du terroir répond une littérature de l'ailleurs dont Ségalen, Robin ou Xavier Grall sont...

Plus d'informations: Bretagne, l'Autre et l'Ailleurs


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Plurial n°9 : Pierre-Jakez Hélias Bigouden Universel

Francis Favereau (dir.)
2001

Pierre-Jakez Hélias, Bigouden universel ! Ce qui frappe d'emblée, c'est l'intérêt suscité par l'œuvre de P.-J. Hélias à l'étranger, bien sûr en Irlande (autre pays celtique où la littérature de la mémoire...

Plus d'informations: Pierre-Jakez Hélias, Bigouden universel

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Plurial n°10 : l'Afrique Noire et son Théâtre au tournant du XXe siècle

Sylvie Chalaye
2002

Ces dernières années, l'Afrique noire francophone s'est dotée d'un théâtre qui ne cesse d'affirmer une indépendance esthétique et une originalité créatrice qui n'est pas sans déconcerter le regard de ceux qui croyaient pouvoir circonscrire les expressions dramatiques africaines dans ce que l'on appelle...

Plus d'informations: L'Afrique noire et son théâtre

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Plurial n°11 : Ecritures caraïbes

Marc Gontard et Georges Voisset (dir.)
2002

Les Caraïbes offrent un modèle réduit des mutations qui travaillent les cultures ataviques, confrontées à certaines formes de créolisation. Car c'est bien de créolisation qu'il s'agit lorsque la demande d'être d'une culture périphérique se développe dans un rapport de tension avec les forces centrifuges...

Écritures Caraïbes


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Plurial n°12 : Guillevic et la Bretagne

María Lopo
2004

La Bretagne de Guillevic est une Bretagne d'expérience, étrangère à l'érudition, née des rapports primordiaux établis entre l'enfant et le monde breton du début du XXe siècle. Sur ce temps et cet espace de la mémoire, personnelle et collective, l'adulte a dessiné les fondations d'un domaine mythique,...

Plus d'informations: Guillevic et sa Bretagne


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Plurial n°13 : Nouvelles dramaturgies d'Afrique noire francophone

Sylvie Chalaye (dir.)
2004

Les nouvelles expressions du théâtre francophone d'Afrique mettent en crise des idées reçues sur la littérature africaine : elles s'attaquent en effet aux structures dramatiques conventionnelles, modifient la langue française sans pour autant convoquer fétiches et traditions. Libéré des normes coloniales...

Plus d'informations: Nouvelles dramaturgies d'Afrique noire francophone
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Plurial n°14 : Oralités subversives

Anne Douaire (dir.)
2004

L'oralité est un exercice de liberté, tant linguistique que sociale ou politique : elle semble liée à la subvertion. Pourtant il serait réducteur de ne considérer les pratiques d'oralité que comme des actes libres, autonomes. Pourtant l'oralité n'est pas en soi l'expression d'un désordre, mais plutôt...

Plus d'informations: Oralités subversives

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Plurial n°15 : Le récit féminin au Maroc

Marc Gontard (dir.)
2005

Jusqu'au début des années 1990 au Maroc, peu de femmes s'étaient aventurées dans la création littéraire. Aujourd'hui, l'existence d'une quarantaine de romancières incite à parler d'une véritable littérature féminine. Cet ouvrage...

Plus d'informations: Le récit féminin au Maroc

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Plurial n°16 : Bretagne et mer en écritures

Sophie Gondolle (dir.)
2008

Ce volume regroupe des articles qui ont trait à la question maritime dans la littérature bretonne d'expression française. Il s'articule autour d'une dialectique qui confronte l'ici et l'ailleurs, le désir et la nostalgie, l'ouverture au monde et l'enfermement du village côtier, du navire ou de l'île...

Plus d'informations: Bretagne et mer en écritures.


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Plurial n°17 : La langue muette

Marc Gontard
2008

Que se passe-t-il lorsque la langue d'origine dont la transmission s'est interrompue pour le plus grand nombre devient une langue muette, fantomale, qui travaille sur le mode du deuil et de la relique, langue d'écriture, langue maternelle et en même temps marâtre ? Telle...

Plus d'informations: La langue muette


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Plurial n°18 : L'ombre de l'occitan

Philippe Gardy
2009

L’essai de Philippe Gardy part à la recherche de l’occitan chez des écrivains français. Sans être leur langue d’écriture, l'occitant a été ou demeure la part d’ombre plus ou moins dissimulée de leurs mots et de leurs fictions....

Plus d'informations: L’ombre de l’occitan


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